Un fort souvenir surgit dans ma mémoire : j'ai cinq ans, mes doigts plongés dans les pots de peinture, je m'interroge sur la différence entre le ciel et la mer.
Finalement, je décide de peindre des poissons affublés de bec; il me semble
déjà que tout interagit, que rien n’est exclusif.
Du Conservatoire de danse à Math sup, Math spé, écoles d’ingénieur, école
d’art, il s’agit d’aller au bout de mes convictions, de comprendre
l’importance d’un silence, d’un temps de pause, d’un vide, d’appréhender
l’espace, d’acquérir les principes de construction, d’évaluer les procédés
d’élaboration et les démarches, de construire avec des passionnés de tous
les domaines.
Petit à petit, cette urgence de créer me déborde, je ne peux l’éteindre ou la
mettre en veille, elle doit s’exprimer.
Ce qui m’intéresse dans le monde et les objets environnants, c’est leur
pouvoir d’expression, d’évocation, d’évasion, d’émotion et de transmission
de messages. De manière simple et directe, la création artistique me permet
de rendre accessible à tous cet élan poétique vital.